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    La DEGUN

 

 

 

 

 

Mais que signifie ce mot "dégun", sans doute ceux qui habite notre région depuis assez longtemps l'on déjà entendu ça et la dans la bouche d'autochtones : "Y'a dégun ce matin pour faire du vélo".

Et bien oui ce "dégun" veut dire "personne", pas âme qui vive, il est vrai que ce n'est pas trés engageant d'appeler un tour de vélo "dégun", à fortiori si on souhaite développer ce tour en randonnée cyclotouristique, il risque d'y avoir dégun!

L'histoire du nom : cela faisait déjà quelques temps que l'idée trottait dans la tête de notre cher président d'organiser une sortie, voire à plus long terme une cyclo de plus de 200km sur les petites routes du département.

Au fil du temps le parcours se dessinait, trop long lors du premier jet, puis trop dur et finalement un circuit cohérent de 230km avec 3500m de dénivelé pris naissance sous la détermination de l'esprit en ébullition de Jacques.

Fallait-il encore trouver la date, le lieu de départ mais surtout le nom.

Le lieu serait celui de R-V habituel c'est à dire le parking de la jardinerie Rocchietta, la date choisie correspond au changement d'heure vers la fin octobre.

Quant au nom, il fut naturellement trouvé à l'issu d'une discussion entre le président  et le vice-président, ce premier développait le programme de cette "sortie" au second quand celui-ci déclara :"hé bé, y aura DÉGUN pour la faire cette sortie!!!"

Voici le récit "en live" de Jean-Marie, l'auteur du nom de cette sortie inoubliable :

Le mois d’octobre est là, et c’est déjà la fin de la saison sur route, ponctuée par la Dégun. Pour une fois tout le monde est à l’heure, six heures du matin c’est tôt, mais les guerriers de la route sont présents, ainsi que le minibus gentiment conduit par Bernadette , son co pilote Jocelyne, et notre petit photographe Randy.
Nous partons avec nos lanternes, direction Le Reverdit, Le Plan de la Tour, le Revest, tout va bien.

Peygros, les choses sérieuses commencent.
Valdingarde, le soleil pointe son nez sur la mer. Nous dévalons alors vers Roquebrune, surprise… la rosée blanche est au rendez-vous. La fraîcheur du matin s’est transformée en glacière et ce n’est pas fini ! Nous traversons la plaine et découvrons le "raccourci" indiqué par Yves.
Nous arrivons à la Bouverie, la montée du Blavet nous réchauffe un peu car le soleil commence à se montrer. Descente vers Bagnol, deuxième coup de froid….de la glacière nous passons au congélateur - 2°…. pieds, mains et bout du nez gelés, nous sommes en hiver! Caillans, nous prenons un café ou un chocolat chaud.
Réchauffés et requinqués nous repartons vers Mons. Nous avançons bon train.

La première attaque dans la côte de Mons parmi les oliviers centenaires, ne nous prive pas du paysage magnifique qui nous entoure. Arrivés au sommet de la côte, deuxième pause, nous contemplons le paysage qui nous offre une vue imprenable sur les Maures, l’Esterel, la Méditerranée, et l’Italie.
Puis direction Bargemon, avec le terrible col de Saint Arnoux à franchir, tout un programme… Après Bargemon, c’est le pique nique, et quel pique nique, concocté par nos deux dévouées accompagnatrices, Bernadette et Jocelyne, qui avaient vraiment tout prévu (aperto, chips, charcuterie, salade, poulet, fromage, vin, eau, café). Et en plus pour finir, nous dégustons une tarte tropézienne et buvons du champagne offerts par Claude qui fêtait son anniversaire.

 

Après un court repos, sieste pour quelques uns, nous reprenons la route direction Châteaudouble. Puis nous voilà dans la fameuse côte d’Ampus, les jambes sont un peu lourdes, mais tout va bien.
Ensuite Tourtour et Vidauban où nous remplissons nos bidons. Les sourires se dessinent sur nos lèvres, dans quelques kilomètres nous serons à La Mourre.

Il est temps pour moi de préparer ma stratégie. C’est décidé, j’attaque.

Je fais l’effort et me voilà avec 100 mètres d’avance. Mais que c’est dur, je dois puiser dans mes réserves. Gilles ne tarde à me rejoindre et c’est ensemble que nous restons devant pendant plusieurs kilomètres. Mais il faut tenir, car le plus dur est à venir : la montée de la Mourre…

 Aux bords des crampes, grimaçant mais combatif, nous luttons, mais nous sommes bientôt rejoins par Yves, Alex et mon poulain (Laurent) qui nous réserve une bien belle surprise finale. La cadence va bon train, je comprends vite que malgré mes efforts, je suis lâché.

A ce moment, Claude arrive à ma hauteur, puis se détache tout doucement. Je m’accroche et c’est avec plaisir que je rejoins Alex à la fin de la montée.

Bien décidés à rattraper Claude, nous combinons nos efforts mais trop tard le parcours est fini!

Toute l’équipe se retrouve à l’arrivée de la Dégun 2007, les coureurs sont fatigués mais contents.

Quelle belle journée, bravo à tous les participants et un grand merci à Bernadette, Jocelyne et Randy.

A l’année prochaine.
Jean - Marie Garelli

 

 

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