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      Le "W-E montagne" dans sa version 2006 s'est déroulé les 24 et 25 juin. Il s'agissait de parcourir 2 "étapes" de 135km chacune pour 5800m de dénivelé +.

Le départ se faisait depuis les Alpes Maritimes, à Touët/Var (338m). Comme nous étions 18 à rouler ainsi que quelques accompagnants, la mairie de Grimaud nous avait prêté ses 2 minibus pour l'occasion ce qui nous permettait d'avoir tout au long du parcours une "assistance" en cas de problème.

 

      Après un bon café au bar du village nous sommes prêt pour affronter les cimes....

Le programme de la journée commence par le col de la Couillole (1678m) en passant par les gorges du Cians.

La route magnifique grimpe gentiment durant 8 à 9km le long du torrent, ce qui permet à tout le monde de se mettre en jambe. Les choses sérieuses commencent au détour d'un virage avec une portion d'un kilomètre ou le pourcentage oscille entre 9% et 11%.

Cette partie est avalée avec "philosophie" par chacun, car tous avons en tête le final de la journée avec l'ascension de la cime de la Bonette (2806m) par Saint Etienne de Tinée (1000m).

Juste avant le village de Beuil la route est presque plate, des petits groupes se sont formés et tout le monde récupère. Une fois le village traversé il nous reste 7km pour arriver au col, trés roulant sans grande difficulté mis à part les 800 derniers mètres un peu plus raides.

La descente sur St Sauveur/Tinée (440m) est superbe, alternance de passages en forêt et à pic vertigineux à flanc de falaise, la différence de température sur ces 25km est impressionnante, de 10-12° nous passons à 32-34° à St Sauveur. Nous attendons les minibus pour nous débarrasser de nos affaires. La portion de route jusqu'à Isola village est trés empruntée, large et peu pentue, c'est l'occasion de se tirer la bourre.

Enfin le déjeuner, nous nous arrêtons au bord d'un petit lac à l'eau cristalline, rempli de truites. Quelques étirements, un bon repas mais il ne faut pas s'attarder car l'ascension de la Bonette est longue avec ses 27km pour 1800m déniv.+ depuis St Etienne de Tinée. Il fait chaud et humide environ 37°, les nuages se forment vers les cimes. Nous repartons après 1h de pose; sur les 9km qui nous séparent de St Etienne de Tinée le temps change d'un coup, le ciel devient noir, le tonnerre cogne non loin, en quelques minutes nous sommes trempés, nous nous mettons à l'abris en attendant les véhicules pour nous habiller en conséquence.

C'est reparti, il pleut des trombes, un ruisseau dévale la route, la température descend au fur et à mesure que l'on prend de l'altitude, chacun grimpe à son rythme, seul sous la pluie battante, trempés jusqu'aux os. Dans des pentes qui avoisinent souvent les 8-10% on a le temps de réfléchir :"Qu'est ce que je fout là! Faut vraiment être malade, et si je m'arrêtais? Non, moi et pas les autres, ce n'est pas possible. Une fois en haut je pourrais dire, je l'ai fait!"

 

Toutes ces questions reviennent à l'esprit lorsque la grêle se joint à nous, par sceaux elle descend du ciel!!! Soudain le grondement du tonnerre à quelques dizaines de mètres, "le prochain sera t'il pour moi?"

Enfin le sommet pointe son nez, il ne reste que quelques centaines de mètres, transit de froid, trempés, chacun arrive tour à tour et rentre se réchauffer dans les minibus. Deux d'entre nous seulement feront la boucle pour gravir (la route à cet endroit fait 15% sur 800m) la cime qui culmine à 2806m, 2 autres n'ont pas pu grimper jusqu'en haut, au sommet il fait 7°, 2 heures et demi plus tôt il faisait 37°!!!

Seulement 5 ou 6 reprennent leur montures pour faire la descente jusqu'à Jausier, lieu d'arrivée de notre 1ère étape.

 

Le soir nous nous retrouvons autour d'un bon repas (réparateur), chacun donne sa version de cette dernière ascension, finalement ces conditions dantesques ont le gros avantage de créer d'interminables discutions.

Dimanche matin lever 7h, puis, après un bon petit déjeuner nous voilà partis pour Barcelonnette (1135m) avant d'affronter le col d'Allos (2249m).

Le paysage est magnifique de ce coté, trés varié, nous sommes dans la forêt jusqu'à 2km du sommet, les pourcentages ne sont jamais trés élevés (max. 8%) mais ne descendent jamais sous les 6% durant les 10 derniers km.

Le vent froid et les nuages du sommet nous poussent à descendre sur Allos sans tarder, arrivés au village (1430m) la température est parfaite, après un court arrêt boisson nous nous attaquons au col des champs (2089m) que l'on prend depuis Colmars les Alpes (1245m). Une trés belle ascension sur une minuscule route en pleine forêt de mélèzes, la côte est constante, 7-7,5% sur 12km avec de nombreuses épingles à 10%.

Arrivé au col le vent  (encore lui)  souffle  fort, après  l'heure d'effort que nous venons de

faire, nous nous refroidissons vite, un ultime regroupement et nous rejoignons Entraunes au pied du col. Au cours de la descente la chaleur refait sont apparition, ce col des champs est décidément vraiment superbe des deux cotés, d'ailleurs il est pus long mais plus dur (à monter) par Entraunes.

La pause déjeuner se fait aux alentours de Guillaumes, il fait trés chaud, il nous reste un col à gravir, Valberg, mais nous avons pris du retard et la question se  pose.   Quelques  kilomètres  plus  loin  la  route  se

sépare, à gauche le col, à droite une longue boucle au profils plat/descendant. A l'unanimité nous contournerons le col, les 60km qui nous séparent du point d'arrivée vont se faire au train, avec un rythme infernal sur les 20 derniers km. Un relai se fait sur l'avant du groupe, entre 4 et 6 coureurs se relaient à 40-48km/h et finissent par un sprint assassin au final.

Le reste du groupe arrive quelques minutes plus tard, nous prenons un dernier verre avant de se séparer.

Ce W-E mémorable marqué par les conditions météo exécrables de la Bonette est maintenant rangé dans un coin de notre mémoire, prêt à ressurgir à la moindre occasion pour nous permettre de rêver encore un peu et pour pouvoir dire avec une certaine fierté "j'y était!"

 

Pour 2007, le W-E montagne se profile vers l'Italie du coté de Cuneo avec un programme copieux, quand on sait que la "DDE Italienne" ne s'embarrasse pas de virages superflus (ceux qui ont déjà roulé de ce coté le savent), les pourcentages avoisinent régulièrement les 12% à 18%, il va falloir revoir les braquet en conséquence!!!

 

PREPAREZ VOUS POUR FIN JUIN.....................

 

 

 

 

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